La filière « Chimie, matériaux et procédés » d’ACIES Consulting Group regroupe plusieurs grandes familles de produits assez hétérogènes :

  • Les matériaux métalliques bruts et ceux transformés par l’industrie sidérurgique ;
  • Les produits minéraux non métalliques (verre, céramique, matériaux de construction…) ;
  • Les produits en plastique et en caoutchouc ;
  • Les autres produits chimiques synthétiques (utilisés dans la confection de parfums, de cosmétiques, d’engrais, d’additifs et de solvants) ;
  • Le bois et le papier.

Ce secteur traite uniquement des matières premières et des produits intermédiaires, utilisés par l’ensemble des autres industries. Même si ces produits sont finalement peu visibles du grand public, ils n’en sont pas moins indispensables.

Un état des lieux

  • Un chiffre d’affaires de 241 milliards d’euros en 2010 ;
  • Un secteur fortement touché par des restructurations et des difficultés économiques conséquentes, notamment dans les domaines de la sidérurgie, de l’automobile ou encore du BTP ;
  • Un fort déficit d’image et un manque d’attractivité pour les jeunes diplômés et les chercheurs ;
  • Un secteur dominé par les grands groupes mondiaux tels que ArcelorMittal, Essilor, Arkema, Rhodia ou encore Saint-Gobain. En parallèle, une multitude de PME-PMI interviennent sur des domaines ultra spécialisés ;
  • Un rôle de fournisseur de supports et de solutions technologiques pour le développement des autres industries. Les efforts en matière de R&D sur cette filière conditionnent donc les évolutions technologiques de demain dans des domaines aussi variés que l’automobile, l’aéronautique ou la médecine.

Les enjeux technologiques

  • Se préparer à la raréfaction des matières premières et des ressources énergétiques utilisées pour la production ;
  • Développer des produits et procédés écoresponsables tant dans leur conception que dans leur utilisation finale (empreinte énergétique, limitation des émissions polluantes, recyclage) ;
  • Respecter les contraintes normatives locales et internationales (protocole de Kyoto, Grenelle de l’environnement, règlementation REACH);
  • Fournir aux autres secteurs des matériaux innovants, répondant à leurs contraintes techniques propres (légèreté, résistance, propriétés isolantes).

Les enjeux économiques

  • Faire face à la hausse du prix des matières premières (métaux, énergie) ;
  • Anticiper les évolutions du tissu industriel international, avec un recentrage de certaines activités sur l’Inde et l’Asie et une concurrence accrue sur certains domaines d’activité ;
  • Gérer la perte de connaissances liée aux départs en retraite de personnes qualifiées non remplacées, dans l’hémisphère nord et sur les secteurs les plus vieillissants (sidérurgie, automobile) notamment ;
  • Développer des solutions innovantes technologiquement, mais rentables économiquement, dans des secteurs d’activité historiquement très capitalistiques.

Des zones d’innovation

  • Les nanotechnologies
    C’est la transposition de technologies existantes à une échelle nanométrique, soit pour la production de nano-matériaux, soit pour la conception de nano-systèmes. Les applications possibles vont bien au-delà du simple domaine initial de l’informatique et de l’électronique, par exemple avec la conception de nano-systèmes pour délivrer certains principes actifs dans l’organisme.
  • Les matériaux intelligents
    Ces matériaux sont capables de s’adapter aux modifications de l’environnement externe. L’application la plus connue concerne l’industrie textile, mais l’emballage, la défense ou l’automobile sont également concernés.
  • Les biotechnologies blanches
    Elles visent à la conception de micro-organismes de synthèse, principalement utilisés dans la conception de biocarburants.
  • Le dépôt de couches minces
    Cela vise à procurer de nouvelles fonctionnalités ou performances aux matériaux via l’application d’un dépôt chimique sur un matériau donné. Les applications sont nombreuses en optique, en automobile ou dans l’énergie.