Santé : les enjeux et technologies

Les industries de santé se rassemblent autour d’un objectif commun de prévention, de diagnostic et de traitement des pathologies, au travers de plusieurs technologies clés :

  • L’ingénierie cellulaire et tissulaire ;
  • L’ingénierie génomique ;
  • L’ingénierie du système immunitaire ;
  • Les technologies pour la biologie de synthèse ;
  • Les technologies de diagnostic rapide.

L’enjeu majeur : améliorer le diagnostic des pathologies et l’établir plus rapidement, en termes de précocité dans le processus de développement de la pathologie et de rapidité d’analyse. Il s’agit de l’identification de biomarqueurs spécifiques sur lesquels reposeront de futurs tests de diagnostic.

Santé : les innovations

Les années à venir verront se développer de nouvelles thérapies innovantes et efficientes, via la conduite d’études pré-cliniques et cliniques :

  • Thérapies ciblées (pour les cancers par exemple) ;
  • Thérapies cellulaires, voire géniques ;
  • Organes artificiels et prothèses avec longévité et résistance accrues ;
  • Procédures et équipements de chirurgie mini-invasive…

L’objectif : avoir le choix parmi une palette d’outils adaptés à la situation de chacun, grâce aux outils de diagnostic et de théranostic.

Pour accompagner ces nouveaux outils, des activités de service voient le jour, au cœur de la stratégie des industries pharmaceutiques : services d’identification, de synthèse et de caractérisation de composés, d’essais d’efficacité et de toxicité de molécules thérapeutiques, de formulation et de production à façon.

Environnement : les enjeux

L’environnement et le développement durable sont une thématique transversale, qui concerne tous les secteurs (services, industrie, etc.). L’activité humaine utilise de plus en plus de matières premières et produit ainsi davantage de déchets, tout en appauvrissant les sous-sols en ressources (eau, minéraux, énergies fossiles) et en polluant le milieu naturel.

Les principaux enjeux et défis actuels de cette filière sont donc : la gestion des déchets, des ressources et la préservation du milieu environnant.

  • Récupérer et valoriser les déchets afin de s’abstraire de l’appauvrissement des sols (ex : récupération des métaux nobles présents dans tout matériel électronique).
  • Gérer les ressources en eau, afin de diminuer l’emprise de l’Homme sur l’environnement et de limiter les rejets, notamment en polluants connus (métaux lourds) et émergents (molécules pharmaceutiques).
  • Maîtriser les rejets atmosphériques de polluants et de gaz à effet de serre.

Agroalimentaire : les axes d’innovation

Les dépenses de recherche des industries agroalimentaires progressent deux fois plus rapidement que celles des entreprises des autres secteurs. Elles consacrent en moyenne 7 % de leur chiffre d’affaires au financement de l’innovation.

Les industries agroalimentaires ont orienté leurs axes d’innovation autour de 5 concepts :

  • Naturalité des produits alimentaires avec le concept du « clean label » ou étiquetage propre (réduction voire la suppression d’additifs alimentaires) ;
  • Santé et bien-être : réduction du taux de sel qui se traduit par la création de nouveaux produits par exemple (à base de stevia) ;
  • Plaisir : recherche de nouvelles saveurs ;
  • Développement durable et recherche de sens : emballages biosourcés et réduction du bilan carbone, démarches éco-responsables ;
  • Provenance et authenticité : information sur l’origine des ingrédients, produits locaux.

Cosmétiques : les grandes tendances

  • Forte segmentation des marchés avec le développement des produits pour hommes, pour enfants/adolescents et pour seniors et des éthnocosmétiques ;
  • Technicité accrue des produits ;
  • Diversification des réseaux de distribution avec l’émergence des circuits alternatifs ;
  • Place croissante des produits bio et naturels.