Energie : l’état des lieux

  • Une forte croissance des besoins énergétiques face à l’augmentation de la population mondiale et au développement économique, industriel et urbain ;
  • Un épuisement des ressources naturelles ;
  • La nécessité de réduire les émissions de CO2 de moitié d’ici 2050, au niveau mondial, pour limiter le changement climatique ;
  • Une précarité énergétique de certaines populations : sur 7 milliards d’habitants dans le monde, seuls 2 milliards ont accès à des infrastructures énergétiques convenables ;
  • L’évolution des prix des combustibles et le renforcement des législations environnementales ;
  • Un mix énergétique insuffisant (près des deux tiers de l’énergie continueront à être produits à partir du charbon et des hydrocarbures) ;
  • L’impact de l’accident de Fukushima sur le renouveau de l’énergie nucléaire amorcé il y a quelques années (renoncement ou ralentissement des programmes, renforcement de la sécurité).

Energie : les tendances

  • Une tendance à la connectivité, partout dans le monde, qui touche de plus en plus le secteur de l’énergie ;
  • Des consommateurs exigeants en termes de simplicité et de fiabilité ;
  • Les véhicules électriques révolutionnent la perception de la mobilité, à la fois pour l’accès à l’énergie, son utilisation et son stockage.

Energie : les enjeux

  • Explorer d’autres moyens de produire de l’énergie, en diminuant les rejets de CO2 et en variant/diminuant les besoins en ressources naturelles ;
  • Gérer plus efficacement les ressources naturelles pour faire face au double constat augmentation de la population / réduction des émissions de CO2 ;
  • Rendre plus compétitive les installations : diminuer le coût de production, sécuriser, réduire l’empreinte environnementale, gagner en flexibilité et en fiabilité pour s’adapter aux fluctuations des marchés et permettre une meilleure intégration des énergies renouvelables.

Le transport de l’énergie, une réelle problématique

L’augmentation de la production d’électricité et l’intégration des énergies alternatives ont des conséquences directes sur le marché mondial de la transmission. 16% de l’électricité produite dans le monde ne parvient pas aux utilisateurs finaux.
Le renforcement et la création de nouvelles structures de transport sont mises en place : les pays émergents s’équipent, les pays matures, où l’intégration des moyens de production intermittents remet en cause les schémas existants, commencent à développer des liaisons HVDC (courant continu haute tension).

Energie : les innovations

Tous ces facteurs ont entraîné l’essor des énergies renouvelables (ENR) ces dernières années à travers le monde. Si l’hydraulique reste le moyen de production le plus important, les autres solutions deviennent incontournables : l’éolien on-shore, proche de la grid-parity, le solaire, la biomasse, l’éolien off-shore et l’utilisation de la force des océans (puissance des courants, force des vagues). Le développement des centrales ultra supercritiques et du captage du CO2 (CSC) rendent le charbon moins polluant. Les centrales au gaz, à cycle simple ou combiné présentent des avantages en termes de coût, de rendement, d’utilisation (énergétique ou industrielle), de flexibilité et d’émissions.

Pour répondre aux exigences des consommateurs (fiabilité, sécurité, optimisation des installations, simplicité d’utilisation), un nouveau réseau électrique émerge, plus “intelligent”, le smart grid. Ses avantages :

  • Interactivité : chaque consommateur peut produire sa propre énergie mais l’enjeu reste de connecter des sources variées et irrégulières au réseau central ;
  • Flexibilité : possibilité d’agir sur sa consommation ;
  • Anticipation : la gestion du réseau en temps réel permet d’adapter l’offre en conséquence.

Transport : l’état des lieux

  • L’expansion démographique, la hyper-concentration urbaine, la saturation routière et les préoccupations environnementales ;
  • Les défis des villes : planification urbaine, contrôle de la pollution et gestion de la circulation ;
  • Une performance environnementale : le transport ferroviaire consomme en moyenne 2 à 5 fois moins d’énergie et produit 3 à 10 fois moins d’émissions de CO2 que les autres modes de transport ;
  • Des comportements et des investissements orientés vers un mode de transport plus écologique ;
  • Le remplacement, la modernisation de matériel et le prolongement de réseaux ;
  • La libéralisation du marché et l’arrivée de nouveaux exploitants qui investissent dans du matériel roulant.

Transport : les enjeux

  • Accompagner les besoins croissants de mobilité tout en répondant aux défis des villes ;
  • Développer des réseaux de transport en commun urbains et interurbains sûrs, confortables et accessibles ;
  • Assurer l’efficacité énergétique des équipements ;
  • Développer la communication et l’interactivité des équipements.