Par Christophe Lajarrige,
Directeur Conseil Grands Comptes

Le référencement auprès de la Médiation inter-entreprises :
vers la mise en place d’un référentiel pour la profession ?

Lancé il y a un peu moins d’un an, le dispositif de référencement des acteurs du marché du conseil en CIR/CII auprès de la Médiation inter-entreprises connaît un réel succès. A ce jour, 18 acteurs, dont ACIES Consulting Group, sont référencés. Prononcé pour 3 ans par une autorité dédiée et soumis à un suivi annuel, le référencement implique de la part des cabinets retenus le respect d’une Charte structurée autour de 5 devoirs (information, sensibilisation, alerte, protection et communication) et de 11 engagements opérationnels (autour de l’accompagnement des entreprises clientes et d’une participation à la vie de l’écosystème du financement de l’innovation).

Dans un marché de plus en plus mature et sur lequel interviennent de nombreux acteurs différents de par leur structure, leur offre et leur taille (cabinets spécialisés en financement de l’innovation, cabinets de conseil généralistes, sociétés d’avocats, experts indépendants,…), les entreprises déclarant du CIR expriment depuis plusieurs années déjà un réel besoin d’établir une relation responsable et confiante avec leur prestataire CIR, quel qu’il soit. En ce sens, la vocation du référentiel proposé par la Médiation est bien de garantir une homogénéité des pratiques des cabinets concernés.

Le procédé actuel de référencement s’effectue sur la base d’un dépôt de dossier, suivi d’une investigation détaillée des pratiques du cabinet, telles que les modalités de communication avec les clients et prospects, le contenu des contrats ou la méthodologie de travail déployée au quotidien,… En ce sens, la Médiation semble s’être inspirée du process de certification ISO 9001 ou de qualification OPQCM (Office Professionnel de Qualification des Conseils en Management). De même, la mise en place d’une Charte, assortie de grands principes et de valeurs, n’est pas sans rappeler les codes de déontologie qui régissent les professions d’avocat ou de commissaire aux comptes. Le respect de ces engagements par les cabinets référencés, ainsi que les contrôles effectués sur le terrain par la Médiation quant au respect du dispositif, permettront dans le futur d’en valider la réelle efficacité.

En proposant au marché un nouveau référentiel, les acteurs du CIR donnent un signal fort qui va dans le sens d’une structuration de la profession, pour une meilleure maîtrise d’un dispositif clef pour l’économie des entreprises et le soutien de la R&D française.