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Par Franck DEBAUGE, Directeur associé - ACIES

Les grands axes de travail de Frédérique VIDAL : de la science à l’innovation, en passant par le CIR

Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a tracé ses grands axes de travail lors d’une audition devant la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, le 11 juillet 2017.

« Nous devons faire le pari de la science comme clé du progrès, ce qui passe par le soutien à la recherche fondamentale, par l’investissement de long terme dans le progrès des connaissances, qui doivent trouver une traduction sociale et économique » a-t-elle indiqué.

Pour cela, Frédérique VIDAL veut clarifier le rôle des acteurs nationaux de la recherche. « Nous clarifierons […] le rôle des acteurs nationaux de la recherche, l’ANR se consacrant en majorité aux financements sur projet, les grands organismes de recherche se concentrant sur l’animation des plans et des programmes de recherche », tels que « ceux sur le climat ou le plan à venir concernant l’intelligence artificielle ».

Concernant l’innovation, Frédérique VIDAL veut « entrer dans une logique de coproduction de l’innovation grâce à la mise en place d’une interface directe entre le monde académique et l’entreprise », et « donner une priorité claire à la recherche partenariale ».

La ministre a également l’intention de voir « chaque site […] doté d’un incubateur, d’une politique de soutien aux start-up, d’outils permettant l’amorçage, la maturation et le développement d’affaires ». Elle constate également que « les outils de soutien à l’innovation sont nombreux », et qu’il faut donc simplifier l’ensemble de ces mesures et mieux coordonner les actions entre les IRT , les ITE , les IHU et les SATT .

Quant au CIR, la ministre a déclaré que c’est « un outil important parce qu’il contribue à l’attractivité de la France, à notre recherche et développement. […] C’est particulièrement vrai pour les PME qui sont les principales bénéficiaires du CIR. » À ce sujet, elle pense qu’il est « essentiel [de] mieux travailler le lien entre la recherche académique et les PME [et] mieux calibrer le CIR aux projets de ces entreprises. […] Les grandes entreprises, elles, sont déjà en capacité et maîtrisent les outils de la coopération avec la recherche académique. C’est donc l’usage du CIR, pour les entreprises, qu’il va falloir améliorer, sans remettre en cause ses principes. »

Le CIR est un outil majeur de notre politique nationale de soutien à la recherche des entreprises. La volonté affichée d’améliorer l’usage du CIR, en particulier pour les PME, sans modifier ses principes, est une bonne nouvelle pour les entreprises.