Les sénateurs ont débattu le 12 janvier 2016 des incidences du CIR sur la situation de l'emploi et de la recherche dans notre pays.

Débat au sénat sur le CIR : Un CIR pérennisé et des mesures annoncées en faveur de la recherche publique

Ces débats étaient à l’initiative du groupe communiste suite au rejet du rapport établi par sénatrice communiste Brigitte GONTHIER-MORIN, par une majorité de sénateurs de la Commission d’enquête sur le CIR.

Lors de cette journée de débat, le secrétaire d’État Thierry MANDON s’est prononcé en faveur du CIR et de ses améliorations possibles pour « contribuer à développer l’emploi scientifique et à bonifier notre recherche ». Il s’est engagé à « plus de transparence sur les données du crédit impôt recherche, promouvoir le dispositif jeunes docteurs et rendre plus visible la bonification concernant les travaux de recherche externalisés auprès d’un établissement de recherche public qui permet le doublement du CIR ».

Les propos de Thierry MANDON ont été confortés le 18 janvier 2016 par le Président de la République François HOLLANDE lors de ses vœux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi : le crédit impôt recherche « sera pérennisé dans ses formes actuelles et [que] la recherche publique sera dotée de nouveaux moyens pour garder nos talents et en attirer d’autres venant de l’extérieur ».

Le gouvernement s’engage à pérenniser le CIR et à ne pas en modifier les contours.

Quant à favoriser l’embauche de jeunes docteurs, il s’agit d’un enjeu important. Rappelons que le CIR est un levier majeur et efficace pour l’emploi scientifique, comme le démontre L’Observatoire du CIR : 33 508 chercheurs supplémentaires ont été recrutés en entreprise entre 2008 et 2013, soit une augmentation de 26 %.