Par Franck Debauge, Directeur Associé ACIES

Que proposent les candidats à la présidentielle sur le CIR ?

À l’approche de l’élection présidentielle de 2017, il convient de s’interroger sur l’avenir du dispositif tel qu’il peut se dessiner dans les programmes des différents candidats.

Globalement, et en première approche, le CIR ne fait pas débat. Bien que ses enjeux soient importants pour les entreprises, le CIR n’est pas un sujet de divergence majeure entre les candidats. Il y a un certain consensus sur le principe même du CIR, à l’exception notable de l’extrême gauche.

Concernant une éventuelle suppression du dispositif, seul le programme de Jean-Luc MELENCHON prévoit l’abandon du CIR au profit d’une augmentation du budget de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les autres programmes maintiennent le CIR, tout en proposant, pour certains, des adaptations.

La modification principale du CIR revient à Marine LE PEN qui prévoit de recentrer le CIR sur les PME et les start-ups.

Pour Benoit HAMON, le CIR doit faire l’objet d’une évaluation. C’est ce qu’il a soutenu lors des primaires de la gauche, alors que Manuel VALLS défendait un soutien puissant à la recherche privée, en passant notamment par la simplification du CIR.

Du côté de François FILLON, il s’agit de garantir la stabilité du CIR et de l’assortir d’un mécanisme lui permettant de profiter également aux laboratoires et non aux seules entreprises.

Dans son programme publié le 2 mars 2017, Emmanuel Macron entend « faire de la recherche une priorité nationale » et souhaite « sanctuariser le crédit impôt recherche et le statut de JEI ». Il veut également créer un fonds pour l’industrie et l’innovation de 10 Md€.

Comme on peut le constater, il n’existe pas de réel débat des candidats sur l’existence même du CIR. Le risque de remise en cause du dispositif est à écarter. Cependant, des ajustements pourraient être apportés en cas de victoire de Marine Le PEN et dans, une moindre mesure, de Benoit HAMON, en particulier pour les grandes entreprises.